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Un nouveau paradigme s’annonce dans les sciences

Les sciences « dures » de Newton, Einstein et Schrödinger, vivent aujourd’hui une crise. D’une part, l’unification en une Théorie du Tout, tant promise depuis près d’un siècle, tient aujourd’hui du mirage. D’autre part, ce siècle a été marqué par l’entrée en force du hasard dans les explications physiques : la nature essentiellement probabiliste de la mécanique quantique, le chaos déterministe et la sensibilité aux conditions initiales, l’indécidabilité selon Gödel en mathématiques.

Il apparaît chaque jour plus clairement que ces sciences ne sont pas faites pour expliquer la complexité. Les biologistes le savent bien. Les phénomènes complexes sont en général émergents. Ils proviennent d’un niveau sous-jacent, d’une échelle inférieure. Ce sont des “touts” qui représentent plus que leurs parties. Les sciences traditionnelles ne savent pas les décrire et encore moins les expliquer. Pire que cela, ces “touts” émergents forment souvent leur propres lois physiques, qui ne sont pas réductibles aux lois dites fondamentales. Selon Karl Popper, la physique s’est intéressée « plus aux horloges qu’aux nuages ».

Les sciences de la complexité s’attaquent à ce problème

Nées dans le milieu des années 90, ces nouvelles approches visent à appréhender les formes complexes et à découvrir les mécanismes qui les sous-tendent : comment se forme un orage, un écosystème ou un être vivant ? Elles seront mises en lumière dans ce site.

Elles reposent moins sur les équations (le mythe newtonien) que sur l’empirisme comme en biologie, et sur les outils nés de l’informatique : la simulation numérique aujourd’hui, l’intelligence artificielle très bientôt.

Ces sciences nouvelles sont encore à un stade embryonnaire et de grands efforts restent nécessaires pour les formaliser et les rendre opérationnelles sur de vastes domaines.

Elles apparaissent dans la grande histoire de l’Univers et de la Vie écrit par l’auteur.

Elles intéresseront autant la physique que la biologie, l’écologie, les neurosciences ou les sciences sociales

À défaut de connaître l’unification de la relativité générale et de la mécanique quantique, nous verrons peut-être se former un autre type d’unification bien plus fertile : de nouveaux ponts jetés entre toutes les sciences, autour de concepts et d’outils universels, propres à embrasser toutes les échelles.

Puisse ce site contribuer au virage qui s’amorce aujourd’hui dans les sciences.